Japon 2019
Kyoto : le monkey park Iwatayama
Samedi16novembre
Nous sortons du restaurant et rapidement nous nous retrouvons dans la grande rue piétonne menant au pont Togetsukyō qui permet d'accéder au parc Arashiyama. Il y a foule. Le parc est très prisé d'autant plus que nous sommes samedi, les kyotoïtes viennent donc prendre ici un bain de verdure.
On trouve également des temples dans Arashiyama. L'occasion idéale pour sortir son plus beau kimono.
Les filles n'ont pas le monopole de l'habit traditionnel, les garçons aussi portent le kimono qui sera toujours plus sobre que celui du genre féminin.
Nous voici sur le pont Togetsukyō ou 渡月橋? en japonais... traduit par "pont qui traverse la lune". Ce pont en bois enjambe la rivière Katsura.
L'une des attractions du parc est sa colline Iwatayama où vit une colonie d'une centaine de macaques.
Le panorama sur Kyoto depuis le sommet de la colline Iwatayama.
Et voici une des habitants des lieux, le macaque japonais, Macaca fuscata. Comme son nom l'indique, ce singe ne se trouve qu'au Japon.
En haut de la colline, il est possible d'aller donner quelques cacahuètes à nos cousins primates en rentrant dans une sorte de grande cage laissant dehors le macaque. Et c'est ainsi que se referma le piège sur l'espèce humaine et que commença le soulèvement des singes sur la planète...
La couleur rouge du museau (un peu accentué par le réglage de mon appareil photo) est une indicateur social au sein du groupe. Chance à vous si vous avez la face plus rouge que vos congénères, il vous sera alors plus facile de vous faire respecter ! Et contrairement aux macaques rhésus, la rougeur de la face ne change pas avec les périodes de fécondité, laissant un peu plus de mystère à la séduction, du point de vu du mâle en tout cas.
Les callosités fessières des macaques, l'ingénieux système pour rester assis des heures !
Rester assis des heures mais pour quoi faire ? Pour épouiller ses petits copains pardi...
Avant de partir, je prends une dernière photo. Anthropomorphisme ou pas, j'ai bien vu son doigt et je ne sais pas si je dois le prendre comme un message personnel...
Retour au pont Togetsukyō et la rivière Katsura envahie par les couples d'amoureux en besoin irrépressible de muscler leurs petits bras...
Après la barque, le passage obligé pour les couples est la bambouseraie d'Arashiyama.
Quelques chemins passent à travers une dizaine d'hectares de ces géants tubulaires. En calèche si le cœur vous en dit.
Ce sont des bambous Moso (Phyllostachys edulis) qui peuvent dépasser les 25 mètres. En phase de croissance, la pousse peut être de 1 mètre par jour !
Que la promenade se fasse en kimono ou pas, la photo au milieu des milliers de lignes verticales est quant à elle incontournable.
Il est 16 heures passé. La nuit va tomber, il est temps de rejoindre le centre de Kyoto.
Non loin de l'hôtel, une renault 4L semble avoir subit une téléportation spatio-temporelle depuis la France des années soixante... Google Street View me confirme en tout cas qu'elle n'a pas bougé de place depuis au moins 2009...
Petite promenade nocturne le long de la rivière Kamo bordée par les salles vitrées des restaurants où les clients mangent innocemment sous les regards des promeneurs.
La promenade continue dans le quartier Pontocho où sa ruelle pitoresque bordée de restaurants, de lanternes en papier et d'enseignes de sinogrammes, nous plonge dans le Japon tel que l'occident se l'imagine.
La rue débouche sur le Kyoto réactualisé en mode 2.0, avec larges rues, feux rouges et grandes boutiques...
Mais au Japon, le moderne fait toujours corps avec le traditionnel, et de la rue en face, une école de musique fait résonner une étrange mélodie...
Ainsi se termine l'étape kyotoïte ! Demain, nous continuons la route vers le Nord du pays où nous pourrons retrouver la nature loin du bitume et des voitures...
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