Japon 2019
Hiroshima
Mardi12novembre
Après avoir laissé Onomichi, une heure plus tôt, nous arrivons à Hiroshima. Nous avons tous en tête le triste événement qui vint meurtrir la ville en 1945. Nous parcourrons plus tard ces lieux mais pour l'heure, nous commençons par la visite de Hirochima-Jo, le château de la ville.
A gauche, la tour radio-télé de la ville. A droite, le Rihga Royal hôtel.
L'entrée dans l'enceinte du château passe devant la statue d'Ikeda Hayato, premier ministre du Japon dans les années soixante et originaire de la région.
Par-delà les cimes des érables, le dernier étage haut perché du châteaux se dévoile...
Depuis les fenêtres du château, nous profitons d'une belle vue sur le parc aux couleurs automnales, les douves et les quelques immeubles de la ville.
Au pied du château, de jeunes mariés posent devant les photographes avec le bel édifice en arrière plan.
Tout en haut, il est possible de sortir sur l'étroit balcon qui entoure le dernier étage.
Nous voici redescendu, et les mariés en finissent tout juste des photos avec le château.
Les costumes traditionnels du mariage (shintoïste le plus souvent), sont tout aussi importants que les mariés eux-mêmes. La mariée surtout devra suivre un rituel bien défini et s'étoffer de vêtement au fil de la journée... Mais nous en verrons bien plus à Tokyo !
La séance photos n'est pas finie, elle continue dans le parc et je m'ajoute aux photographes officiels...
Un peu plus loin, un autre couple se prête aussi au jeu des photos qui finiront sûrement encadrées et accrochées au mur de la chambre parentale ou sur la commode du salon.
La famille est tout aussi bien apprêtée que les mariées.
Dans le sanctuaire Gokoku Jinja (situé également à l'intérieur de l'enceinte du château), les enfants habillés avec les plus beaux kimonos de la penderie, reviennent sûrement d'une cérémonie Shinto.
Nous sortons du parc du château pour rejoindre le jardin Shukkei En. L'occasion de voir deux générations de tram...
Au milieu du bassin, une tortue de Floride (Trachemys scripta) prend le soleil.
Le jardin n'est devenu publique qu'en 1940. Avant cette date, il était la propriété de la famille Asano, descendants du Samouraï du même nom.
Les carpes koï ! Ces célèbres gros poissons d'ornement sont une variété de la carpe commune (Cyprinus carpio carpio).
j'aime !
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j'aime !
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"Le prix de certains spécimens rares et très esthétiques a pu atteindre 200 mille dollars au début des années 2000. Une vente réalisée en 2018 a atteint le montant record de 1,8 millions de dollars. La plus prisée des carpes koï est le tancho. Cette carpe est blanche avec une tache rouge unique sur le sommet de la tête, particulièrement appréciée des Japonais en raison du motif rappelant le drapeau du pays."
"Ce poisson est réputé pour sa docilité. Avec de la douceur et un peu de patience, les carpes koï viennent se nourrir dans votre main et se laissent facilement toucher." "Ce poisson est réputé pour sa docilité. Avec de la douceur et un peu de patience, les carpes koï viennent se nourrir dans votre main et se laissent facilement toucher."
© Wikipedia
Un petit pont "arc-en-ciel" traverse le bassin.
Nous passons maintenant au lieu historique qui fit connaître au monde entier le nom d'Hiroshima, ce triste jour de 1945 où la première bombe atomique fut utilisée. Cette bombe, le 6 août à 8h16 exactement fera 75 mille morts instantanément.
La ville complètement rasée sur un rayon de 2 kilomètres s'est rapidement reconstruite après la guerre. Un des rares bâtiments à avoir résisté au souffle de l'explosion fut le Palais d’exposition industrielle de la préfecture d'Hiroshima, appelé aujourd'hui "Le Dôme Genbaku de La Bombe A", genkabu signifiant bombe atomique en japonais.
Du dôme, il n'en reste plus que la structure métallique.
La bombe a explosé à 130 mètres du dôme et à 600 mètres au-dessus du niveau du sol. La cible première était le pont Aioi d'où je prends cette photo, mais le vent déporta la bombe de 200 mètres.
Le fleuve Ōta
A côté du pont, un buste de l'écrivain Miekichi Suzuki est installé à côté de deux enfants. Né à Hiroshima, il publia entre 1918 et 1936, le magazine pour enfants "Akai tori" (oiseau rouge).
"Je chérirai mon rêve pour l'éternité tout comme un jeune garçon, alors je m'inquiète moins.". Citation du poète gravée sur la stèle.
A côté, un vestige de l'ancien pont Aioi qui fut reconstruit par deux fois après la bombe.
Le bâtiment détruit mais debout, fut laissé en l'état.
Un héron cendré (Ardea cinerea) a pris place dans le cadre bleu-ciel d'une fenêtre...
![]() ![]() ![]() | "Le Dôme de la bombe A sur les ruines de l'ancien hall de promotion industrielle de la préfecture d'Hiroshima qui a été détruit par la première bombe atomique jamais utilisée dans l'histoire de l'humanité le 6 août 1945. La bombe atomique a explosé en l'air à une altitude d'environ 600 mètres presque juste au-dessus du hall. L'explosion d'une seule bombe a coûté la vie à plus de 200 000 personnes et la zone urbaine d'un rayon d'environ 2 km a été transformée en cendres.Afin de faire connaître ce fait tragique aux générations futures et d'en faire une leçon pour l'humanité, le travail de renforcement des ruines a été réalisé grâce aux contributions de nombreuses personnes qui désirent la paix à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Les ruines seront préservées pour toujours. 6 août 1967. Ville d'Hiroshima." |
Le héron est toujours là, contemplant incrédule le vestige des funestes heures de l'humanité...
Ce monument rend hommage aux 6300 étudiants morts sous la bombe. Ils avaient été mobilisés pour travailler dans l'usine de fabrication de munitions.
Des guirlandes de grues en origami. Ce montage perpétue la "légende des mille grues" ou Senbazuru. "Cette légende a inspiré l'histoire de Sadako Sasaki, survivante des bombardements atomiques, désignée par le terme hibakusha. Cette fillette japonaise atteinte de leucémie à la suite de l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima avait entrepris de réaliser, sous l'impulsion de sa meilleure amie Chizuko, mille grues en origami afin de réaliser son vœu de guérison. Malheureusement, elle est morte avant d’avoir pu achever sa tâche en ayant réalisé seulement 644 grues. Les élèves de sa classe ont terminé ce qu'elle avait commencé et son histoire a fait de la grue en papier un symbole de la paix." © Wikipedia
Le Dôme de la bombe A depuis la rive droite du fleuve Ōta.
Une photo du bâtiment avant sa destruction.
Sur l'île qui fait face au Dôme, un parc est entièrement dédié non pas aux événements mais tout simplement à la Paix, dans un soucis d'apaisement et de clémence entre les hommes.
La cloche (un bonsho) de la Paix
Les feuilles jaunes d'un ginkgo biloba. Cet arbre est un symbole très fort de la ville, car il fut le seul à survivre à l'explosion de la bombe.
De nouveaux, des origami en souvenir des mille grues de Sadako Sasaki.
Le cénotaphe des victimes coréennes. La Corée était à l'époque annexée par le Japon. Beaucoup de coréens travaillaient dans la ville lors du drame.
Ce monument dédié aux enfants morts par la bombe et notamment Sadako Sasaki représentée en haut du dôme avec une grande grue derrière elle.
Le monument a été réalisé à partir des fonds collectés par les écoliers japonais dont ceux de la classe de la jeune fille.
Le parc continue vers une partie moins boisée, réservée au musée et à la flamme éternelle de la Paix. Le flamme, le cénotaphe en forme d'arche et le musée sont parfaitement alignés avec le Dôme de la bombe A.
La flamme et 50 mètres devant, le cénotaphe en forme d'arche.
La flamme et 230 mètres derrière elle, le Dôme de la bombe A.
Sous l'arche est écrit en japonais "安らかに眠って下さい 過ちは 繰返しませぬから" : "Repose en paix ne répète pas l'erreur".
Les deux prochaines heures, nous les passerons dans le musée qui revient de façon très pédagogique sur les événements et ses conséquences sur la ville et ses habitants, avec notamment les objets calcinés ou déformés par la bombe, et les témoignages des survivants.
Une des salles du musée relate les heures et jours qui ont suivi l'explosion, notamment avec les photos des blessés regroupés dans des hôpitaux de fortune.
Il fait nuit quand nous sortons du musée. Derrière le bâtiment, the "Prayer Fountain", la fontaine-prière également positionnée dans l'alignement des autres monuments jusqu'au Dôme. Cette fontaine symbolise les derniers mots de certaines victimes de la bombe : "de l'eau, s'il vous plaît, de l'eau"...
Nous reprenons le chemin inverse de la journée pour revenir vers notre hôtel.
Pour le repas du soir, nous cherchons des yakitoris... Et bing, nous tombons sur un tout petit restaurant nommé "Yakitoris 108" ! Mais pas de chance, personne ne parle anglais à l'exception du téléphone du patron qui active l'option traducteur, et ça le fait bien marrer de voir ces deux français assis à son bar !
Des feuilles de choux en guise d'apéritif.
Le "tourneur" de yakitoris prépare les brochettes (de peau de poulet ?) du lendemain.
En ce qui nous concerne, nous nous satisfaisons de simple brochette de viande et de crevettes...
De brochettes, il y en avait d'une autre sorte avec ces bouteilles de saké juste devant nous... Le saké est de l'alcool de riz dont voici 7 crus...
Le patron compte bien nous faire goûter un de ces sakés et nous acceptons évidemment. Sauf qu'il nous remplis le verre ! Habituellement, nous prenons le saké dans un tout petit verre ! Mais le saké japonais n'est pas celui chinois. En effet, si ce dernier peut atteindre les 70 degrés, le saké japonais est obtenu par fermentation (et non distillation qui donne un alcool fort) et n'atteint que les 17 degrés... Ouf, ce verre va finalement facilement se boire... Merci patron !
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Miyajima, l'île sanctuaire