Mercredi14novembre
Nous retrouvons nos copines et copains dindons ocellés (Meleagris ocellata) qui se promènent sur la piste d'atterissage de l'hélicoptère, seul engin capable de venir ici.
Le Dindon ocellé n'est pas très voyageur, on ne le trouve pas autre part sur la planète que dans cette région. Il est endémique à la péninsule du Yucatán (le sud du Mexique) et des régions voisines. Et en effet, nous ne sommes qu'à 6 kilomètres environ de la frontière mexicaine !
Nous reprenons les chemins de notre exploration maya. La forêt tropicale a son petit lot de curiosités végétales, notamment avec les ficus dont on ne sait plus s'il sagit des racines d'un seul arbre ou de plusieurs troncs se rejoignant...
Site de la Danta
Après la pyramide du Tigre hier, nous voici sur le complexe pyramidal d'un autre animal sauvage : la Danta, le tapir en espagnol. Les différents sites du Mirador sont les vestiges d'une véritable ville. Les mayas qui sont venus s'intaller au milieu de cette immense forêt vers le 6ème siècle avant J-C, cherchaient la tranquilité en s'éloignant des autres peuples vivant plus au nord au Mexique. Mais cet isolement fut aussi la raison de l'abandon du site : vers le 2ème siècele de notre ère, les habitants préférènt revenir vers la civilisation "moderne" de l'époque. Une tentative de retour sera tenté au 8ème siècle mais échouera de nouveau 2 siècles après.
C'est en 1926 que le site abandonné est redécouvert pour la première fois. Mais ce n'est qu'en 1962 que les archéologues reviendront pour réellement explorer et étudier le site. Les différentes structures en pierre ne sont toujours pas totalement sorties de siècles d'amoncellement de terre.
Les pyramides El Mirador suivent souvent le même schéma : une grande plate-forme accueille la base d'une grande pyramide qui elle-même reçoit 3 pyramides plus petites. Voici l'escalier pour rejoindre les 3 pyramides de la Danta.
Quelques ajouts d'escaliers en bois pour accéder au dernier sommet et dépasser les cimes plongées dans le brouillard de la canopée.
Retour au camp sous la grande bache qui protège la cuisine et la "salle à manger" de la pluie semblant s'être invitée pour toute la journée...
Ma gourde Katadyn continue à me suivre. Grâce à elle et ses filtres, je peux boire immédiatement n'importe quelle eau douce que j'aurai mis à l'intérieur. 
15h. Les nuages ont décidé d'asperger toute la zone du mirador, nous bravons donc la pluie et les chemins "humides" pour notre dernière après-midi d'exploration.
Le temple Griffe de Jaguar
Le masque en stuc du Jaguar. Il reste encore par endroit la peinture rouge qui décoraient les pyramides.
Sur les bas-reliefs en stuc (enduit à base de chaux), les supposées divinités que l'on peut retrouver dans la "bible" maya : le Popol Vuh. Ci-dessous, Itzamma sous les traits d'un oiseaux.
Pas mal de zones sont couvertes par des bâches, en attendant le retour des archéologues dans quelques mois.
Voici comment se présentait la pyramide peinte en rouge avec les masques de jaguar de chaque côté de l'entrée du temple.
Fin de journée habituelle autour des bougies éclairant notre repas. Demain, nous laissons El Mirador pour rejoindre de nouveau le camp El Tintal où nous étions il y a 2 jours.
Jeudi15novembre
Levé à 5 heures pour un départ à 6 heures. Après 2 nuits et 1 journée de pluie, les sentiers qui nous ont menés jusqu'à El Mirador ont bien changé. Le sol, quand il n'est pas innondé, s'agglutine sous nos chaussures, et quand il est innondé, nous n'avons d'autres choix que de sortir des sentiers en se frayant un passage au travers de la végétation.
Parfois, pas le choix, il faut jouer les équilibristes sur les bois morts pour éviter de marcher dans l'eau.
Arff ! L'empreinte fraîche d'un jaguar (l'autre nom de la panthère) !!! Eh oui, le nom donné à la pyramide n'est pas un hasard, le gros félin tâcheté est toujours présent dans la jungle. Il est même arrivé à Luis de croiser sa route par deux fois ! Heureusement, sans confrontation
... Ils seraient environ 500 individus dans la réserve de biosphère Maya... Souhaitons qu'il ne soit pas en recherche de nourriture fraîche ! Quoique... Pour une petite photo, ça ne me déplairait pas d'approcher son petit museau...

A chacun de mes pas, j'augmente de taille. A ce rythme là, ma tête dépassera bientôt la cime des arbres et je pourrai de nouveau revoir les pyramides laissées derrière nous...
Les averses, quant à elles, sont intermitentes et nous invitent régulièrement à revêtir nos jolis habits de pluie...
El Tintal
Quelques instants avant cette photo, je réclamais à Luis, qu'à défaut de jaguar, j'accepterais bien de mettre sous la dent de mon appareil photo un serpent... Il fut très content de m'emmener devant ce petit mais néanmoins joli spécimen, hélas complètement mort...
Il s'agit d'un serpent Leptodeira polysticta totalement inoffensif, même vivant !
Puis nous retournons à nos habituels igloos que Luis est en train de préparer. Mais sortant de la tente de Christelle, il nous demande de rester à l'écart tout en appelant les permanents vivants ici... Et de soulever la tente, et de découvrir dessous un énorme (enfin presque) serpent bien plus impressionnant que le petit jaune de tout à l'heure, et surtout bien plus vivant !!! 
Pas moyen que le squatter reste ici toute la nuit... Avec un bout de bois en forme de fourche pour coincer la tête du reptile, nos courageux (mais néanmoins habitués) sauveurs tentent de capturer le coriace boa qui s'entête à ne pas se laisser faire, dressant à la fois sa tête et sa queue de manière à ce qu'il soit très difficile de savoir où se situe sa mâchoire...

Mission accomplie, la bête peut être raccompagnée vers la sortie ! On est pas dans la jungle pour rien... Entre les araignées et les serpents, pour sûr qu'on y regardera à deux fois avant d'éteindre la lumière dans sa tente ! 
Vendredi16novembre
Et nous reprenons la route qui est dans le même état que les chemins de la veille... A droite, nous repassons par la première aire de pique-nique où nous avions pris le déjeuner le premier jour.
Il nous faudra 4h30 de marche, pauses comprises, pour venir à bout de nos chaussures à semelles compensées et des chemins innondés... 
Carmelita
Et voilà ! Nous avons survécus au Mirador ! Dernier travail : enlever un maximum de boue des chaussures ! 
Et puisque nous avons survécus, nous avons le droit de signer le mur des célébrités ! Ce que je fais avec le premier marqueur bleu venu...














































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very good indeed