Mercredi30octobre
Nous partons le mercredi matin de Roissy pour rejoindre San José via New York où nous avons plusieurs heures de transit dans l'aéroport de Newark.
Au loin, on discerne à travers le brouillard la nouvelle tour Freedom qui a remplacé les Twin Towers du World Trade Center. Elle sera officiellement la tour la plus haute des Etats-Unis dans 12 jours !
Nous arrivons le soir même à l'aéroport de San José, la capitale du Costa Rica. soit 20 heures après avoir quitté Paris.
Nous avions réservé une nuit à l'Hôtel "Chez Pierre Casa Tago" dans la proche ville d'Alajuela. Comme prévu, ils sont au rendez-vous pour nous emmener directement à l'hôtel !
Jeudi31octobre
Première étape, récupérer notre voiture de location qui nous est livrée directement à l'hôtel.
A gauche, notre chambre. A droite, notre Toyota Rav4 qui nous transportera pendant 21 jours.
Après 4 heures de voiture en direction de l'est du pays, nous arrivons à La Pavona, où nous laissons notre voiture pour emprunter le bateau qui va nous emmener jusqu'à Tortuguero.
Nous nous restaurons sur place avec le plat typique du pays : le Casado, mariage (d'où son nom) du riz avec les haricots rouges accompagnés ici de viande et de bananes.
Sur les rives, quelques animaux daignent se montrer, des vaches, une grande aigrette et un urubu à tête rouge.
Nous trouvons une chambre à côté de la plage. Pour la journée de demain, le propriétaire nous propose une petite excursion en barque avec son frère qui nous servira de guide. Parfait pour nous, nous n'aurons pas à perdre de temps à organiser la journée !
Du poisson pané en guise de dîner
Dans les canaux du parc de Tortuguero
Nous avons rendez-vous à 8h00 du matin. Nous traversons le village pour rejoindre le point de rendez-vous, l'occasion de voir en plein jour où nous avons mis les pieds !
Une maison typique de Tortuguero
Le guide a l'oeil affuté et nous montre un onoré du mexique (Tigrisoma mexicanum) bien logé dans son nid.
Notre guide s'éclipse quelques minutes et revient avec au creux de ses mains une minuscule petite grenouille toute rouge.
C'est une oophaga pumilio également appelée dendrobate fraise. Les costaricains la surnomment grenouille blue jeans en rapport avec ses pattes arrières bleues.
Elle mesure dans les 2 centimètres. Minuscule et superbe ! Les grenouilles colorées sont les incontournables du pays, maintenant on peut le dire, nous sommes vraiment au Costa Rica !
Au loin des cris nous font lever la tête, un singe hurleur (alouatta caraya) nous montre fièrement ses attributs tout blanc...
C'est un basilic vert à plume femelle (basiliscus plumifrons) aussi appelé lézard Jésus Christ car il se déplace tellement vite qu'il est capable de marcher sur l'eau !
Nous en verrons quelques uns accomplir ce petit miracle, mais ils sont bien trop rapides pour qu'on puisse les filmer !
Encore un peu plus loin et plus haut, un autre reptile se dore la pilule. C'est un iguane vert, iguana iguana.
Le coin est vraiment tranquille, nous croiserons seulement une autre barque. Novembre n'est pas la pleine saison touristique et c'est tant mieux.
Des reptiles, il y en a c'est sûr, mais notre guide tient vraiment à nous trouver le plus gros du coin, le caïman ! C'est chose faite en fouillant un peu sur les côtés du fleuve sous les plantes...
C'est un caïman à lunettes (caiman crocodilus). Il mesure dans les 2 mètres et est très tranquille en journée. En tout cas, on ne les a jamais vu être agressif...
Le temps de saluer ce grand héron (ardea herodias) et nous reprenons la navigation pour retourner au village.
Puis retour vers notre habitation. On n'a même pas eu le temps de voir cette plage située devant notre chambre !
A Tortuguero, les plages sont plutôt sauvages et la mer est agitée. Donc pas de baignade. On se rattrapera dans le sud du Costa Rica !
Les chambres sont plutôt vétustes mais une lignée de hamacs est disposée devant pour la sieste ! Le hamac est un autre incontournable du Costa Rica, il est partout ! 
Vendredi1ernovembre
Dans la forêt du parc de Tortuguero
Après la navigation du matin, nous allons marcher sur le sentier qui traverse une partie du parc national de Tortuguero.
Attention à où vous mettez vos pieds ! N'écrasez pas malencontreusement une route de fourmis coupe-feuille champignonnistes !
Les insectes ne sont pas en reste non plus. Voici une punaise anisocelis flavolineata avec ses pattes "ailerons" oranges...
Puis surgit de nul part un daguet rouge (mazama americana), une biche aux grands yeux et petits bois.
Les plages de Tortuguero et les tortues vertes
Retour par la plage. On nous a dit qu'à la tombée du jour, il pouvait y avoir des tortues... Mais tout cela a l'air bien désertique... 
Et en plus, des vautours urubus noirs (coragyps atratus) sont là à guetter la moindre sortie du reptile à carapace...
Un peu plus loin, c'est la petite carapace d'un bébé tortue qui n'a pas eu le temps de rejoindre l'océan... 
Ces plages reçoivent la visite de milliers de tortues qui viennent pondre dans le sable plusieurs dizaines d’œufs, un véritable garde-manger pour les urubus. Mais le surnombre permet de compenser les pertes inévitables qu'il y a entre les œufs qui n'arrivent pas à terme, et les bébés qui se font manger sur terre ou dans la mer.
Ce n'est en tout cas pas aujourd'hui que les tortues viendront pondre par millier ici, ni que tous les oeufs écloront en même temps. A part les vautours, nous ne croisons que quelques pacifiques courlis à long bec (numenius americanus).
Mais c'est quand on ne s'y attend plus que cela arrive ! Les empreintes toutes fraîches des nageoires ne laissent aucun doute, elles étaient là il y a peu !
Et en effet la voilà ! Seule face à son destin, elle agite mécaniquement et inlassablement ses petites nageoires avec une seule idée en tête : rejoindre l'eau située à quelques mètres du trou de sable dont elle vient de sortir.
C'est vraiment émouvant d'être face à cette petite boule d'énergie qui pour ses premiers instants de vie se confronte déjà une difficile épreuve en mode survie. Je vous propose de vivre ce petit périple au plus près avec ma caméra embarquée ! ;-)
Et merci Christophe pour le petit coup de pouce qui a allégé la tâche de notre petite tortue 
Voilà, c'est le coeur gros que nous avons laissé notre vaillant chélonien dans l'immensité de l'océan. Croisons les doigts pour qu'il ne se soit pas déjà fait dévoré par un gros poisson de passage... 
Mais la plage est longue et nous en croiserons peut-être d'autres.
Un tronc d'arbre mort et un rondin permettant d'enlever les fibres des noix de coco
Et un peu plus loin, voici les cousines qui à leur tour sortent de leur trou. Elles se démènent également pour avancer dans ces dédales de vagues de sable.
Ce sont des tortues vertes ou tortues franches (chelonia mydas). Les oeufs ont incubé presque deux mois dans le sable en haut de la plage. Dans quelques années, ces petites tortues, si elles survivent, reviendront ici même pondre à leur tour.
Samedi2novembre
Réveil matinal pour quitter Tortuguero. Un dernier petit tour dans la chambre et les alentours pour ne rien oublier et c'est parti pour la navigation vers le parking de la voiture que nous avions laissé il y a 2 jours














































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very good indeed